Basique retail : “Apprendre, c’est faire. Faire, c’est apprendre.”
Dans le retail comme ailleurs, le e-learning connaît un fort développement.
« Moderne » et pratique, ce mode de formation n’a pourtant pas fait évoluer une réalité :
⚠️ 90 % de ce que l’on entend en formation est oublié.
➡️ Et seuls 10 à 20 % sont réellement appliqués sur le terrain.
📊 Selon plusieurs études
(*Sources : Harvard Business Review, ATD, 70/20/10 Model, Deloitte Human Capital Trends) :
– Un apprenant retient environ 10 % d’un contenu théorique entendu sans mise en pratique.
– Après une formation en ligne non accompagnée, seuls 15 % des participants changent réellement leurs pratiques professionnelles.
– 70 % des compétences acquises proviennent… de l’expérience directe, pas des salles de cours.
➡️ Autrement dit : la transmission ne suffit pas.
1. La théorie seule ne forme pas
Apprendre sans faire, c’est comme apprendre à nager en regardant des vidéos.
Ces dernières années, nous avons assisté à l’explosion des offres de formation : applications, MOOCs, LMS, formats courts…
L’offre est pléthorique, mais le transfert de compétences reste faible :
– Les formations descendantes ou abstraites ne génèrent pas de rétention.
– L’absence de contexte réel rend l’apprentissage difficilement mobilisable.
➡️ Recevoir de l’information ≠ se former.
2. Le e-learning sans accompagnement : l’illusion de l’autonomie
Les plateformes en ligne promettent de « responsabiliser » les apprenants en les rendant acteurs de leur formation.
Mais en réalité, elles les laissent souvent seuls face à la complexité.
Résultat :
– Taux de complétion faibles
– Peu ou pas de feedback
– Apprentissage décontextualisé
➡️ Quel DRH n’a pas déjà vu une formation en langue abandonnée après trois semaines ?
3. Le seul vrai déclencheur d’apprentissage : l’action
👉 Les neurosciences confirment : la mémoire s’ancre dans l’expérience et la répétition, de la notion et du geste.
La mise en situation, la pratique, le feedback : les seuls vrais leviers durables.
Faire oblige à s’impliquer, corriger, recommencer — jusqu’à l’automatisme, la mémoire musculaire.
➡️ La compétence, ce n’est pas ce qu’on sait. C’est ce qu’on sait faire.
4. Le rôle-clé du formateur, coach, ou pair
La mise en situation réelle, en doublon puis en autonomie, avec un coach ou un pair, transforme les idées en gestes et les gestes en réussites.
L’interaction humaine permet :
✔️ La clarification
✔️ La correction
✔️ L’encouragement
Le formateur donne du sens, stimule la mise en œuvre, accompagne le passage à l’action.
➡️ Sans médiation, pas d’appropriation.
5. Conclusion : passer de la transmission à la transformation
🎯 Il faut cesser de confondre former et informer.
🎯 Sortir du tout-virtuel et rentrer de plein pied dans le réel.
🎯 Ne pas empiler les modules théoriques validés sans passage préalable par une application concrète sur le terrain.
🎯 Créer des environnements de pratique systématiquement accompagnée.
Sylvain Bronzino
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